Une pensée spéciale à ma très chère cousine

Article : Une pensée spéciale à ma très chère cousine
22 janvier 2014

Une pensée spéciale à ma très chère cousine

"259*194<br

Ce billet relate quelques faits survenus après la mort de ma chère cousine. Un évènement qui a suscité en moi beaucoup de réflexions, car la disparition d’un être cher est un moment très dur à vivre et incite à se poser des questions.

Comment oublier ma très chère cousine ? De son vivant, elle était un symbole pour la famille. Aînée de sa famille, tout l’espoir reposait sur elle. Nous habitons le même quartier. Nous étions si proches. Nous étions si habitués et si attachés. Quand nous blaguions entre nous, elle poussait de grands éclats de rire. Elle était sensible et très empathique. A 27 ans, elle était déjà mariée. A la trentaine, elle a été frappée d’une grave maladie. On a tout essayé afin de la guérir. On a consulté plusieurs médecins, mais sans résultat. Après quelques années dans la souffrance, elle nous a quittés, laissant son mari, un enfant de 9 ans et sa famille.

Cette disparition a touché toute la communauté. Familles, amis, enfants, tous étaient affolés. Nombreux sont ceux qui ne pouvaient cacher leur chagrin et leur tristesse.  Certains ne voulaient pas croire à sa mort même après ses funérailles. Son mari n’arrive pas à faire le deuil. Il dit sentir constamment sa présence auprès de lui et parfois la voir  physiquement. Ce climat a de graves conséquences sur son garçon de 9 ans. Il n’est plus performant à l’école comme autrefois. Souvent il dit :  » Voici ma mère couchée sur le lit, je la vois papy. Oui elle est ici ! « 

Lors de l’anniversaire de son fils, toute la famille était réunie pour fêter ce moment. Pendant qu’on chantait notre chant traditionnel, parmi nous, certains étaient très émus. Même le père n’a pas eu le courage de venir souhaiter à son fils un joyeux anniversaire. Il est resté couché sur le lit, tout en pleurant.
Dès qu’on cite le  nom de ma cousine , tout refait surface. Des fois on entend de grands cris poussés par son mari qui ne peut plus supporter. Ses parents et ses sœurs n’ont plus la capacité de regarder sa maison sans penser à elle.

Quelques réflexions sur la mort

La mort de ma cousine, ça m’a permis de faire quelques réflexions. J’ai compris que même après  la mort nous laissons nos traces. Nous laissons notre passé, nos souvenirs et nos habitudes. La mort est impuissante face à nos souvenirs. On ne meurt pas radicalement, on vit dans les pensées des gens. Comme ma cousine on ne peut pas penser à elle. Certains mots qu’elle a l’habitude de dire, du moment qu’on les prononce, on sent qu’elle est parmi nous.
L’enfant qu’elle a laissé, c’est un symbole de sa non-disparition et de consolation. Lors de ses funérailles, l’officiant disait : regardez cet enfant comme un symbole, tout comme Jésus a laissé une croix. Chaque fois que nous regardons cette croix, on sait qu’il est mort pour nous. De même, cet enfant chaque fois qu’on le regarde on sait également que sa mère vit parmi nous.

La mort ne suit pas vraiment le rythme que les humains veulent lui attribuer. On pense souvent que la mort doit toujours suivre l’ordre décroissant. C’est-a-dire les plus âgés ensuite les plus petits. Pourtant, elle vient à toute heure, à tout âge, en tout lieu et en tout temps. Comme disait l’autre : la mort est un tyran qui n’épargne personne.

Face à la mort, les rituels sont très différents d’une culture à une autre. Pourquoi a-t-on toujours le sentiment qu’on n’a pas tout dit malgré les années passées auprès de cette personne. On se sent coupable de n’avoir pas tout dit. De ne pas lui avoir témoigné nos sentiments.

Somme toute, la mort est une étape de la vie. Nous n’échapperons pas à ce dilemme : entre la mort et la vie. Si nous vivons, nous mourrons également, c’est la loi de la nature. De notre vivant, nous n’oublions jamais ceux qui nous ont devancés.

Partagez

Commentaires

josianekouagheu
Répondre

Oh Victor tu me rends très triste avec ce billet ce soir. Ça fait juste deux mois que j'ai perdu mon papa et sans te mentir. J'ai l'impression de l'avoir près de moi. Des fois le matin, je me lève et je me rends dans sa chambre comme s'il y était. Et elle est vide. Comme toi et ta famille, des images me viennent dans la tête. Les moments passés surtout. La mort est un tyran qui n'epargne personne. Personne. On vit avec les bons souvenirs...Courage Victor

Zacharie Saint Victor
Répondre

Merci pour ta sympathie.Oui elle est toujours dans nos pensees. Courage a toi egalement. Le temps, c'est le plus grand therapeute.