Ma plume pour les sans voix d’Haïti (première partie)

Article : Ma plume pour les sans voix  d’Haïti  (première partie)
1 mars 2014

Ma plume pour les sans voix d’Haïti (première partie)

Ma plume pour les sans voix  d’Haïti  (première partie)1

credit photo:uniterre.com
credit photo:uniterre.com
Quel châtiment pour les malades mentaux en Haïti ? J’ai visité l’hôpital psychiatrique de Beudet à Croix-des- Bouquets. Un peu ruiné par le séisme du 12 janvier 2010. L’espace n’est pas bien entretenu, les cellules n’ont aucun confort. Les lits sont faits en béton et sont très mal équipés. Nombreux sont ceux qui s’exhibent, ils sont nus, bref on assiste a un vrai défilé de nudité. Ceux qui portent des habits sont très sales et déchirés. D’autres qui reçoivent l’accompagnement de leur famille font la différence. Ne soyez pas surpris de voir deux malades de pathologies differentes, de sexe différent dans une même cellule. Quelle absurdité ? Quelle aberration ? Les conditions de vie sont infrahumaines. Les malades vous racontent tout. Dans la majorité des cas, ils leur donnent que des médicaments en guise de guérison. N’ont-ils pas droit a des prises en charge ? Les médicaments ne guérissent pas seulement. Si cet hôpital qui devrait-être un refuge mais plutôt un enfer. Peut-on espérer à une guérison ? Ces malades ne deviennent-ils pas plus malades?
En fait, il faut repenser la structure de cet hôpital. Fait de lui une priorité parmi les priorités. Il faut changer leur condition de vie, fait de cet hôpital un refuge pour les malades mentaux. Les responsables de ce pays, l’avez-vous visité ? Jusqu’à quand on peut espérer un changement ? Que dire pour ceux qui sont dans les rues, sur les places publiques, devant les églises et un peu partout. Sans oublier ceux qui sont à l’hôpital psychiatrique de Mars-Kline. Ne soyez pas sourd à leur cri !
credit photo:lefigaro.fr
credit photo:lefigaro.fr

Ils sont venus pour stabiliser le pays. Par ailleurs, ils ont sème la peur. La peur quand nous subissons la violence sexuelle et quand ils apportent leur maladie. Autrefois, le choléra n’existait pas chez nous. Cette épidémie a laissé des enfants orphelins, des veufs, des veuves, des parents sans enfants et laissé un manque dans notre vie. Il a détruit toute une famille. Le choléra est sans pitié et il ne fait pas de quartier. Nombreux sont qui sont victimes de cette épidémie. Adieu ! Adieu ! Mes chers concitoyens et mes mots de sympathie à ceux et à celles dont un membre de leur famille et de leur entourage qui ont été victimes. Sans compter, ceux et celles qui vont passer par la mort. Les victimes sont incalculables. Malheureusement, ils n’ont pas eu la chance à des funérailles. Depuis lors, nous observons une forte consommation de chlorox chez nous. Dans la majorité des cas, sans dosage, tout ignorant les effets secondaires. A cet effet, demain nous paierons les conséquences.
A quand l’éradication de cette épidémie ? Qui séchera les larmes de nos yeux ? Qui se soucient de nos sorts ? Demain, qui va nous guérir de nos maladies. Que justice soit faite ! Si vous entendez nos voix, ne soyez pas sourd à nos cris !
credit photo:ht.p501.com
credit photo:ht.p501.com

Liberté, justice, respect aux droits ! Ce sont les cris des prisonniers. Que faire quand nous n’avons pas le droit a un avocat ? Que faire quand le verdict n’a pas été prononcé par un juge dans un tribunal ? Sommes-nous condamnés à vie ? Notre libération c’est pour aujourd’hui, demain ou jamais ? Quel châtiment pour certains prisonniers ! Ici, il n y a pas de structure. Les cellules sont puantes. Trop de gens pour une seule cellule ! Nous mourrons de faim, de chagrin et de tristesse. C’est une mort sociale. Chers dirigeants, chers responsables, ne soient pas sourds à nos cris.

Partagez

Commentaires