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Article : Le silence dans la souffrance.
Psychologie
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15 janvier 2014

Le silence dans la souffrance.

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(credit photo:wattpad.com)
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(credit photo:m.aufaitmaroc.com)
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Ne faites pas le silence dans vos souffrances. Agissez !

Quand j’étais enfant, mes parents m’accompagnaient toujours quand je laissais la maison pour aller à un endroit quelconque. Moi devant, au cours de chemin je touche presque à tout. Je marchais, je courais sans faire attention. Bien des fois, je tombais et j’ai reçu pas mal de choc. Dés fois, je n’arrive même pas à me relever tout seul. Quand je ne peux pas me relever, ils sont venus à mon secours. Sous le choc, j’ai voulu pleurer pour montrer que ça fait mal et pour me libérer de mes souffrances. Ils m’ont dit toujours : Silence ! Silence, je te dis ! Dans ce cas, je leur obéissais. Malgré je me sentais très mal. Ils m’ont encore dit : tu dois rester ferme. Tu dois être courageux dans la vie même quand tu souffres. N’oublies pas t’es un homme !

Le silence dans la souffrance engendre la peur. La peur de s’exprimer, la crainte de dire ce qui ne va pas et où on a mal. Voulant me montrer courageux, dur comme le fer. Pourtant, je saignais sous mes vêtements. J’ai reçu pas mal d’égratignures.

Au quotidien, certaines personnes disent toujours : Je suis très résilient. Je résiste à tous les chocs. Je suis courageux. En toute apparence, en relation avec les autres, elles tiennent le coup. Mais sans vouloir exprimer ses souffrances. Quand vient la solitude, vous serez surpris de les voir pleurer. N’oubliez pas : Le sujet résilient ne refoule pas sa souffrance ni son traumatisme.

Devant un tribunal une dame a déclaré : Pourquoi l’injustice ? Même quand certains gens parlent, leur voix sont confondus a celles des sans voix ou des muets. La justice a-t-elle un prix ? La justice est-elle faite pour les hommes de pouvoir ou pour ceux qui détiennent toutes les richesses ? Peut-on garder le silence face à l’injustice ?

J’ai entendu un spot à la radio qui a retenu mon attention. Dans une relation conjugale, le mari brutalise sa fiancée. Il l’a battu, méprisé et l’indigné. La femme à son tour résiste à toutes ces souffrances sans jamais dit un mot à quiconque. Pour une dernière fois il l’a battu jusqu’à mort. Ce qui est intéressant dans ce spot. Le narrateur disait en guise de la femme : toute ma vie, j’ai reçu des gifles, des tabassages. Il m’a humilié et m’a indigné. Je n’ai pas reçu des fleurs. Mais sur ma tombe, il m’a apporté des gerbes de Fleurs. Son silence dans sa souffrance, lui a couté sa vie.

Beaucoup sont ceux qui périssent dans leur silence. Le silence ne peut pas nous libérer de nos souffrances, de nos frustrations et de nos stress.

Ne fait pas le clown. Le clown même s’il a mal, il doit se déguiser pour monter sur la scène pour divertir les autres. Derrière son masque cache le visage de la solitude de la tristesse. Souvent, on ne montre pas toujours notre vrai visage.

Garder le silence quelques fois nous tue. Ça nous fait mal. Certainement, on a le droit de s’exprimer. De dire ce qui ne va pas. Etre fort et courageux ne veut pas dire qu’on souffre pour autant.

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13. janv.
2014
Philosophie et litterature
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J’imagine

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J’imagine le mystère de la procréation. Comment tout homme est fait par la rencontre de deux gamètes (mâles et femelles). Pourquoi tant de spermatozoïdes dans une seule éjaculation ? Pour des milliers de spermatozoïdes, pourquoi un seul serait élu à la rencontre de l’ovule. Comment comprendre le développement à l’intra-utérin ? Pourquoi n’avons-nous pas le même ADN ? Pourquoi tout homme est différent ? Extraordinairement depuis le début de notre vie, nous luttons.

J’imagine l’incertitude de la vie face aux catastrophes naturelles. Est-ce les catastrophes naturelles qui ont causé tant de morts ou de victimes ou l’homme lui-même qui a causé sa mort. Parce qu’il manque de connaissance pour dominer la nature. Dirait-on, sa mauvaise gestion de cette planète. Sommes-nous si impuissants aux événements naturels ? A considérer quelques événements : 12 janvier 2010, le passage d’un séisme en Haïti qui a seulement durée 35 secondes, sur la magnitude de 7,3 sur l’échelle de Richter. Suivant les statistiques, on a enregistré : 300 000 morts, 250 000 blesses, 4 000 personnes amputées et 1,5 million sans logement. Considérons également, un cyclone tropical qui a provoqué la mort de 500 000 personnes au Bangladesh en 1970, tandis qu’en Chine la crue du fleuve Yang-tseu-kiang, consécutive à des cyclones, avait tué entre 40 et 50 millions de personnes au milieu du XIXe siècle. Suite à ces catastrophes, imaginez tant de pertes en vies humaines. La destruction d’un pays, d’une ville…

J’imagine la complexité du cerveau humain. Contenant de nombreuses cellules nerveuses, comparées à l’univers. Tout le corps est à son commandement. Jamais l’homme ne saurait comprendre toutes les dimensions du cerveau.

J’imagine. Pourquoi l’homme est si égoïste ? Pourquoi tant de sauvetage individuel ? Voici une illustration : Deux hommes marchent ensemble dans une forêt poursuivis par des loups. En voyant les loups, ils essaient de s’échapper. Au cours de chemin, l’un d’entre eux tombe et l’autre s’est arrêté pour l’aider. Incroyablement, il lui a tendu un piège. Il lui a blessé son talon, puis se relève et continue tranquillement son chemin. Pourquoi nous détruisons tant de vies à cause de notre intérêt mesquin. Nombreux sont ceux et celles qui pensent que le monde appartient a eux seuls. Pourquoi on veut toujours dominer l’autre ?

J’imagine. Pourquoi l’homme est-il si limité dans le temps et dans l’espace ? Sur terre, on n’est pas éternel.

J’imagine la transformation de ce monde chaque jour de mon existence. A des valeurs qui s’effritent dans le temps. La science qui simplifie la vie de l’homme, également qui participe à notre destruction. Ce qui était tabou dans le temps, ne l’est plus aujourd’hui. C’est la révolution de la pensée.

Tant qu’on vit, comment ne pas imaginer à tout ce qui se passe dans ce monde. Mais, comment tout comprendre ? Il y a des choses qui dépassent la compréhension humaine.

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11. janv.
2014
Non classé
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A qui serait le nouveau ballon d’or 2013?

a qui serait le allon d'or 2013

La remise du ballon d’or 2013, crée pas mal de suspense, de tension et d’émotions. La liste pour le ballon d’or figure trois grands postulants. Qui, par leur talent, leur prestation et leur qualité ont marqué le monde du foot. Toute la presse, les fans, les internautes, les joueurs sont super motivés pour connaitre le prochain ballon d’or. La grande question, qui serait ballon d’or cette année ?
Tension ! Suspense ! Tout le monde en parle ! Cristiano Ballon d’or 2013 ! Messi quintuple ballon d’or ! Ribery pour la première fois ballon d’or 2013 ! Jusqu’à présent rien n’est confirmé. C’est le grand suspense ! Patience, 13 janvier le moment le plus attendu pour mettre un terme a tout. Mais, ce jour n’est pas encore arrivé.
A travers les medias, ça fait la une de l’actualité. Les votes n’ont pas cessé de se multiplier. Les grandes chaines de télévision, les entraineurs, les fans, les joueurs, les internautes et le staff de la FIFA n’ont pas caché leur émotion et leur sentiments vis-à-vis des postulants pour cette distinction, combien si précieuse. Tous attendent l’arrivée de ce grand jour, pour enfin découvrir le prochain ballon d’or.
Entre Messi, C. Ronaldo et Ribery, qui serait ballon d’or 2013 ? Une vraie concurrence se livre entre ces trois postulants. En toute évidence, c’est une rude tâche pour les votants, notamment pour S. Blatter de décerner ce nouveau ballon d’or. Tenant compte, pour la saison 2013, de beaux spectacles et de véritables prestations de ces joueurs. Par ailleurs, leur qualité, leur potentiel et leur contribution au monde du foot-ball.
Par comparaison, chacun de ces joueurs se différencie suivant leur manière et leur style de jouer. Ils étaient très décisifs, offensifs et indispensable pour leur équipe. Fièrement, ils ont marqué l’histoire du foot. Messi, Ronaldo et F. Ribery, ce sont de véritables machines à gagner.
Au niveau des fans, la tension monte à l’ extrême. Nombreuses sont les critiques face à la nouvelle décision de la FIFA, suite au prolongement des votes. Egalement, certains fans se réjouissent. Le suspense se crée encore plus, quand Ronaldo se montre très décisif pour la fin de cette saison. Par exemple, en qualifiant son équipe pour la coupe 2014, marquant 5 buts sur l’ensemble des deux matchs face à Zlatan I. qui crache du feu au PSG.
Ce qui inquiète encore plus les fans du quadruple ballon d’or, c’est sa blessure pendant cette fin de saison. Et, pendant son absence, les autres concurrents n’ont pas cessé de prouver leur talent. Tenant compte de Ribery avec son club, qui a atteint son apogée, remportant toutes les grandes compétitions. Par exemple : la compétition la plus prestigieuse (La ligue des champions) et d’autres titres en Allemagne.
Malgré les statistiques, rien n’est encore dit. Pour certains Messi est le meilleur de tous. Pour d’autres Ronaldo mérite ce ballon d’or cette année. Egalement, pourquoi pas Ribery ?
L’essentiel, nous devons user de patience. Le grand jour avance à grand pas. Mais l’émotion se crée encore plus. Entre Messie, C. Ronaldo et F. Ribery qui serait le prochain ballon d’or. Peut-être : Messi, F. Ribery ou C. Ronaldo. Mais rien n’est encore dit, l’essentiel l’un d’entre eux serait le prochain ballon d’or 2013. Rendez-vous à 13 janvier, pour la confirmation du prochain ballon d’or 2013.

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10. janv.
2014
societe
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Prostitution: Entre désir et obligation face à la vie

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(credit photo:fr.dreamstime.com)
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(credit photo:fr.dreamstime.com)

Depuis l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui, la prostitution reste et demeure. C’est un fléau qui affecte toutes les sociétés du monde. Elle n’évolue pas de la même façon dans tous les pays. Dans certains pays, elle est plus moderne et en jouit de liberté, de droit et de tolérance. Dans quelques pays sous-développés, toutes les conditions ne sont pas adéquates ou en faveur des prostitués. Tenant compte, de manque de santé et de manque d’infrastructures dans les maisons de tolérance.

De nos jours, la prostitution atteint son apogée. Beaucoup de gens se prostituent en toute fierté et en toute liberté. On les retrouve dans les maisons closes, sur les trottoirs etc. D’autres le font également clandestinement.

Le sexe n’est pas tabou comme autrefois. C’est la révolution du sexe. Nombreux sont les films pornographiques et érotiques. A la télévision et à travers certains films les gens s’exhibent. A travers l’internet ou les réseaux sociaux, nombreux sont les propositions et les demandes. On les retrouve partout.

La prostitution est bien évidente, c’est comme une onomatopée. Cela nous amène à penser, sur ce qui est à la base de la prostitution. Considérant certains antécédents qui déclenchent un tel comportement. De ce fait, la prostitution est-ce la manifestation d’un désir ou une obligation pour assurer sa propre survie ? A cette question, voici plusieurs réponses ou quelques témoignages de certains prostitués interviewés.

-Une dame de 26 ans a déclaré : mes parents sont morts dés mon plus jeune âge. Suite a la mort de mes parents, j’étais seule au monde et abandonnée par le reste de ma famille. Voila ma vie face à une étrange réalité. Ma vie n’est que peine, misère, désillusion, frustration et dégout. A cet effet, pour satisfaire mes besoins, timidement j’ai eu des relations avec des gens du quartier. Progressivement, je me lance réellement dans l’affaire. Par habitude ou sous l’influence de certaines amies : Je n’ai aucune peur de me trouver sur les trottoirs pour gagner ma vie quotidiennement. Je veux vivre, toute ma vie en dépend d’elle.

-Une dame de 28 ans : J’ai 5 enfants et ses pères m’ont abandonnes. Nécessairement, je dois assurer leur instruction et leur éducation. Je devrais les accompagner, prendre mes responsabilités en main. De ce fait, je me sacrifie et je me livre moi-même. Je mène une vie d’opprobre pour les accompagner dans leur vie. Jamais, je n’aimerais pas que mes enfants soient comme moi.

– Un jeune homme : Je ne me sens pas bien dans mon corps. Je voudrais être dans le corps d’une vraie femme. J’ai tout pour combler mes besoins pour vivre normalement. Mais en termes de besoins émotionnels, je me sens pas aimé et accepté par les autres. Des fois, j’ai le sentiment d’être inferieur par rapport aux autres. Parfois, je replie sur moi-même. Pour sortir de cet enfer, je me déguise en femme. Imitant leur geste, leur pas et leur style. Je me sens parfaitement bien de me trouver sur ce trottoir chaque soir. Par-ce-que c’est ici est ma place. Et, je trouve ma vraie identité et ma personnalité. Ici, j’ai beaucoup de gens qui m’aiment et j’ai beaucoup de clients.

– Une jeune fille : Dés mon adolescence, j’ai connu beaucoup d’hommes dans ma vie. Je me suis livre à la drogue et quelques substances psychotropes également. Je laissais ma famille, l’école pour rejoindre d’autres amis comme moi. Sur le plan sexuel, j’étais toujours avide. J’avais toujours un désir sexuel insatisfait, malgré mes relations sexuelles fréquentes. A cet effet, j’étais à la quête d’une bonne satisfaction sexuelle. Je fréquentais plusieurs hommes, certains que je ne connais même pas leur nom. Jusqu’à cette présente minute, toujours pas de résultat. Ce désir est plus fort que moi et je dois aller jusqu’au bout.

Suite à ces témoignages, on requiert beaucoup d’informations. Pouvant nous mettre sur la piste pour repérer quelques fondements de la prostitution. Tout carrément, on comprend que la prostitution peut-être à la fois un vif désir ou une façon de faire face à la vie. Par ailleurs, ces facteurs ne sont pas innocents comme : La présence des troubles de la personnalité, l’insatisfaction des besoins et la recherche de l’autonomie.

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07. janv.
2014
societe
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Haïti, sur qui devons-nous compter ?

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Après plus de deux siècles, le pays est toujours sous-développé. Malgré l’intervention des puissances étrangères, toujours pas de résultats, plutôt une politique pour dominer les maillons faibles. A cet effet, nous ne pouvons compter que sur nous mêmes pour délivrer ce pays de son état chaotique et frustrant. En outre, pour libérer ce peuple et ses dirigeants de l’esclavage moderne. L’union fait la force, telle est notre devise. Unissons-nous…

1er janvier 1804. Haïti est le premier peuple noir indépendant. Une indépendance au prix du sang, du courage et de la soif de liberté. Nos ancêtres ont unis leurs pensées, leurs âmes, leurs stratégies pour se libérer du joug de l’esclavage. Ils ont combattu non seulement contre les troupes françaises, également contre les grandes puissances impérialistes. L’union fait la force, telle est notre devise.

Depuis 1804 jusqu’en 2014, ça fait 210 ans d’indépendance. Malheureusement, la situation actuelle de ce pays est chaotique, critique et catastrophique. Pendant tout ce temps le panorama sur ce pays suscite bien des réflexions et anime notre conscience. De ce fait, qui nous en délivrera ? Sur qui devons-nous compter pour changer l’image de ce pays pendant plus de deux siècles ?

Peut-être sur nos dirigeants ou sur nos peuples. Arrêtons un peu. Tous ne sont-ils pas coupables ? Juste après notre indépendance, nous avons assassiné notre propre libérateur. Le pays est divisé. Tout royaume divisé serait ruiné. Il est vrai que nous avons combattu contre l’esclavage et sommes même venu au salut des autres pays de l ‘Amérique latine. Cela n’empêche que nous sommes toujours sur le joug de l’esclavage moderne. Oui nous sommes soumis à l’esclavage : culturel, politique, économique, diplomatique, éducationnel et psychologique.

Tenant compte de nos dirigeants qui vendent le pays pour des intérêts mesquins. Une politique : ôtes-toi pour que je m’y mette. Tous ne pensent qu’à remplir leur poche jusqu’au déversement. Ils n’ont pas d’amour pour ce pays. Chacun pour ses propres intérêts. Ils sont cupides, ambitieux pour le pouvoir. Pas de sens du patriotisme, pas de conscience politique.
Un peuple qui est étranger dans son propre pays. Ce peuple vit dans l’évasion. Être à la merci des autres pays étrangers. Ils sont manipulés. Ils n’ont pas confiance en eux. En outre, les élites politiques et économiques détiennent toutes les richesses de ce pays. Par conséquent, crise politique, instabilité politique, frustration, dégoût, répugnance, chômage, tout ça, et bien d’autres deviennent notre réalité au quotidien.

Devons-nous compter sur les ONG (Organisation Non Gouvernementales) ? Oui, avec leur mission bien définie. Leur mission sur le plan sanitaire, éducatif et social vise entre autres le changement et le développement. Si seulement c’était vrai, nous serions sauvés. Au revoir la faim, la misère, la pauvreté, le manque d’infrastructure. Mais, quel beau discours si édifiant, acclamons-les ! Hélas ! Elles ont failli avec leur mission déguisée et trompeuse. Suivant les faits et les constatations, elles sont nombreuses, massées sur ce sol hospitalier pendant plusieurs années. Toujours pas de résultat jusqu’à cette présente minute. Elles s’emparent elles-mêmes de leurs investissements et font profit sur ce sol.

Bingo ! On a enfin trouvé sur qui compter : les communautés internationales. Elles sont nos amies. Elles investissent dans le pays. Elles sont très empathiques. De grands colloques sont réalisés pour éradiquer la faim, la pauvreté et la misère mais aussi pour maintenir la paix dans le monde. Pourquoi font-elles tout ça ? Être nos amis pour mieux nous étrangler ? Ne sont-elles pas masquées ? Tout de même, Haïti se trouve émergée dans l’océan de tous les continents. Au plus profond de l’océan, une loi s’impose pour maintenir la survie. Le gros poisson mange les petits poissons. Pas de quartier ! Pas de pitié ! Les prédateurs sont toujours à la recherche de leurs proies. Hélas, nous n’y échapperons pas encore face à ces puissants prédateurs.

Après maintes analyses, pour délivrer ce pays de ce mal, du joug de l’esclavage, de ces instances internationales, nous pouvons compter que sur nous-mêmes. Nous devons cultiver l’amour patriotique. Visons à rehausser l’éclat de notre devise : l’Union fait la force. En unissant nos pensées, nos âmes et nos forces pour renverser le joug de la servitude. Enfin, nous serons libres. Désormais nous ne serons plus soumis à l’esclavage moderne. Égalité, liberté et fraternité. Nos ancêtres l’ont fait, nous également nous pourrons faire davantage qu’eux. Mais pas dans la division ni être à la merci ou à la dépendance des puissances étrangères. Construisons ensemble nos pensées. Changeons nos perceptions et nos conceptions. Chers haïtiens, chers dirigeants, chers dominateurs, donnons une chance à ce pays. Pour que l’union soit faite et que notre royaume se fonde sur le roc et plus rien ne l’ébranlera. Vive Haïti !

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06. janv.
2014
societe
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Dites-le lui avant qu’il ne soit trop tard!

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Pourquoi avons-nous tant de regret et de mal quand nous manquons de dire certaines paroles. Nombreux sont les gens qui souffrent, qui pleurent pendant les funérailles ou après un accident se sentent coupables de ne pas tout dit quand il le fallait. Avoir manqué de dire certains mots a de grandes conséquences sur la génération présente et celle du futur. A cet effet, confessez-vous, purifiez-vous, libérez vous par vos paroles. Dites-le lui avant qu’il ne soit trop tard.

L’homme ne peut vivre seul. Nous sommes toujours à la quête d’une vie équilibrée. En vue de maintenir la survie, nous devons communiquer. Car vivre, c’est communiquer. La communication assure l’intercompréhension. Au travers, on dit ce qu’on ressent, on exprime nos pensées, nos sentiments de joie ou de tristesse. Par ailleurs, on sent que l’autre existe, on connait ses intensions. On intervient suivant la demande qui a été fait. Communiquer, c’est le ciment qui lie toute l’humanité.

Le langage humain est si complexe et très diversifié. Tenant compte de toutes les dimensions culturelles, sous-culturelles et les différentes langues ou codes. Tout est communication. On communique à travers notre corps, par un simple geste, par nos actions, par des mots ou des paroles. On ne peut pas se communiquer.

Dans notre relation avec les autres et avec les gens que nous côtoyons au quotidien. Avons-nous tout dit ? Avons-nous le courage de tout expliqué ? De dire des petits secrets ? Est-ce qu’on exprime toujours nos sentiments, ce qui nous traverse en face de l’autre ? Non, en communication nous sommes tous hypocrites. Des fois on dit ce que l’autre voulait entendre. On a toujours des réserves. Mais, faut-il tout dit à l’autre ? Tout dépend il faut savoir faire un choix. Naturellement, chacun a un petit secret ou une face cachée ?

Pourquoi tant de regret, de culpabilité, de honte, de remord, de la solitude…, quand nous n’avons pas dit certaines choses. Nombreux sont les gens qui ont regrettés de n’avoir pas prononcé un seul petit mot. D’adresser des mots tendres et d’appréciation. De dire exactement ce qui lui traverse l’esprit au moment opportun. D’exprimer ses sentiments. Combien de fois on se sent coupable de n’avoir pas sourit a un simple passant, même pire avec ceux qui sont toujours a notre chevet, a un amant ou a un ami. On se sent mal, le fait de ne jamais dit a un collègue, un ami, un proche qu’il est brillant. Combien de morts avons-nous causés, quand nous ne réconfortons pas les autres. Quand il fallait seulement dit: je t’aime, je t’adore, je te pardonne, c’est lui ton père ou ta maman. Tu es superbe, tu es stupéfait. Un non ou un oui suffit.
Le langage humain n’est pas simple. Les mots ne viennent pas par simple hasard. Ils sont attachés à nos affects, nos émotions, nos sentiments. Nos paroles nous guérissent. Ne laissons pas certaines paroles nous étouffes ou sont la cause de notre mort. Purifiez-vous. Sanctifiez-vous. Libérez-vous. Confessez-vous et partez en paix.

En ce moment même, certaines paroles refont surfaces dans vos pensées. Vous sentez que vous avez raté certaines occasions dans votre vie. Peut-être qu’il soit trop tard ! Ou vous avez encore le temps, tant mieux. Dites le lui avant qu’il ne soit trop tard.
Je n’aimerais pas vous voir pleuré, au jour de ses funérailles ou pendant toute votre vie d’avoir manqué de lui dire ce que vous devez lui dire. Vous savez ce qui se passera après votre mort de n’avoir pas dit certaines choses à votre entourage, à vos progénitures ou à vos familles. Tant de foyer sont déjà brisés à cause de cela. Tant de jeunes n’ont pas épousés l’homme ou la femme de sa vie. Tant de gens sont emprisonnés innocemment. Beaucoup ont déjà perdu leur vie sans compter le nombre de suicide. Si seulement il le savait, il ne se comporterait pas ainsi.

Qu’attendez-vous pour lui dire ? Sa mort, pendant qu’il est en danger. Pendant qu’il est trop tard. N’oubliez pas, il ya un temps pour chaque chose disait le sage Salomon. Nous ne sommes pas maitre du temps. C’est maintenant que vous devez lui dire. Sauvez-vous vous-mêmes, votre famille, vos amis, votre communauté… Un sage conseil : Dites-le lui avant qu’il ne soit trop tard et quand dire c’est faire.

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Article : Soit à l’écoute de mes propres vœux pour ce Nouvel An
societe
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30 décembre 2013

Soit à l’écoute de mes propres vœux pour ce Nouvel An

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Ce billet traduit quelques témoignages de personnes qui ne se sentent pas assez écoutées de leur entourage. Chaque année on leur souhaite  joie, paix et amour. Mais au au plus profond d’elles ce qu’elles veulent, c’est seulement dire ce qui ne va pas,  exprimer leurs propres vœux et que ces vœux se réalisent comme tant souhaité.

Une année s’en va, une autre s’en vient. Le temps fait toujours son chemin. Chaque année apporte une marque indélébile, de nouvelles circonstances, de grandes découvertes et accueille de nouvelles vies. Chaque année peint le tableau du monde à sa manière et nous fait découvrir un autre aspect de la vie teintée de ses propres couleurs.

A l’arrivée d’un Nouvel An, l’usage se fait toujours de souhaiter ou d’adresser des vœux les meilleurs à une famille, une communauté ou à tout le monde. A cet effet, certains vœux se réalisent, d’autres se renouvellent chaque fin d’année. A bien observer, il y a des vœux qui ne se réalisent pas.

Vu l’importance des vœux, ils ne doivent pas être prononcés de n’importe quelle façon. Chaque parole, chaque mot, chaque geste ne sont pas simples ou le fruit du hasard. La parole est créatrice, transformatrice et bénéfique. Pour qu’un vœu se réalise, il doit être exprimé selon le goût de la personne en question. Il y a longtemps qu’on fait des vœux ou des souhaits sans demander à la personne en question : est-ce cela que vous souhaiteriez vraiment ? Est-ce que vous croiriez à ça ? Ces vœux expriment-ils vos sentiments, vos émotions ou vos perceptions ?

Pourquoi ne pas donner à chaque personne sa liberté d’exprimer ses sentiments et ses propres souhaits. De prononcer ses propres mots pour exprimer ses états d’âme, ses émotions, ses perceptions ou ses affects. Chaque personne a le droit d’être écoutée et dire ce qu’elle voudrait réellement.

Voici quelques témoignages recueillis

-Un vieillard disait : J’ai passé dix ans dans ma vie à enlever la vie des autres. J’ai tué les mères, les pères de famille, violés les jeunes filles, battre les gens et maltraité les autres. Je suis tout, sauf un homme de bien. Maintenant, je n’en peux plus de supporter ce fardeau. La culpabilité me ronge le cœur. Tous ces hommes sont constamment devant moi et je me sens mal. Pour ce Nouvel An, je n’aimerais pas qu’on me fasse des souhaits, plutôt qu’on m’écoute. Je voudrais me confesser devant tous ceux et celles à qui  j’ai fait du mal. Je voudrais libérer mon esprit en leur demandant de me pardonner. Mon plus grand souhait : j’aimerais qu’on me pardonne pour que je parte en paix.

-Pour un couple divorcé
Le mari disait : ça fait deux ans que notre relation s’est rompue. Elle partait avec mes deux enfants. Dès lors ma paix est troublée, je ne suis plus l’homme que j’étais autrefois. En cet instant, je voudrais qu’elle soit à mes côtés avec les enfants. Je voudrais leur demander pardon et  tout recommencer à zéro. Je voudrais leur offrir mon plus profond sourire et mes sincères affections.

-Des handicapés disaient : Les médias parlent trop fort et ils empêchent de nous faire entendre nous-mêmes. Ça fait longtemps qu’on nous abandonne et nous méprise à cause de notre capacité réduite. Notre état sert de profit pour certaines organisations et pour certaines gens. A chaque Nouvel An, hypocritement ils nous disent : paix, amour et santé. Cette année, nous aimerions qu’ils nous écoutent. Nous avons une vie comme tout le monde. Ne nous regardez pas avec un air pitoyable. Nous voulons exprimer également notre sourire. Nous voulons intégrer dans cette société sans être discriminés. Nous voulons vivre en paix.

Suite à ces témoignages, j’ai compris qu’il y a beaucoup de gens qui voudraient être écoutés tout simplement. Nous devons leur  accorder une attention soutenue en ce moment spécial pendant qu’ils formulent leurs propres vœux de Nouvel An.

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Article : Dans la vie, il y a toujours un choix qui s’impose
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27 décembre 2013

Dans la vie, il y a toujours un choix qui s’impose

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Toute la philosophie de la vie est guidée par deux forces oppositionnelles. Il y a le bien et le mal, la vie et la mort. L’enfer et le paradis, l’amour et la haine. La lumière et les ténèbres pour citer que ceux-là. De ce fait, le Yin et le Yang, c’est une école philosophique chinoise qui établissait une opposition entre deux principes de la réalité. Par exemple : le Yin symbolise (les ténèbres) et le Yang (la lumière). Les deux ensembles ne peuvent diriger simultanément. Soit l’un ou l’autre. L’un triomphe en l’absence de l’autre. Tout carrément, par définition, la lumière est l’absence des ténèbres.

Que l’on veuille ou non, l’existence humaine n’aurait aucun sens sans les binômes présentés à chaque réalité de la vie. Vivre, c’est choisir. On a toujours un choix à faire. Indéniablement, nous devons choisir entre : le bien et le mal, l’amour et la haine…. Nos choix déterminent ce que nous sommes. Le fait de choisir c’est un choix et le fait de ne pas choisir est un choix également.

Un grand artiste peintre, vivait sa vie dans la douleur, les souffrances, la mélancolie et la tristesse. Sa vie n’était que peine et misère. Il ne pouvait subvenir à ses besoins. Fort et passionné de la peinture, il peint à chaque fois sa triste vie, sa frustration et ses dégouts éprouvés à la vie. Dans sa maison, il avait beaucoup de tableaux. Mettant les tous sur la vente, malheureusement, il n’a pas pu les vendre pour gagner sa vie. Très avancé en âge, arrivé au soir de sa vie, Il a dit : « J’ai passé toute ma vie dans la tristesse et dans la mélancolie. C’est comme-ci, je me trouvais dans une forêt obscure. Sous les arbres je voyais seulement les feuilles vertes qui me voilent la lumière. Pourtant, derrière ces feuilles il y a la lumière. Mon tout dernier tableau, j’aimerais peindre la lumière qui cachait derrière ces feuilles ». Ainsi donc, il a peint la lumière et donna ce tableau à un de ses disciples. Par la suite, il rentra paisiblement dans sa maison et passé de la vie au trépas. Ce tableau était d’une valeur inestimable. On l’a vendu à un grand prix. C’était son plus beau tableau qu’il n’a jamais peint auparavant. On a placé son œuvre dans un grand musée d’art, pour sa classe et pour sa préciosité.

Pareillement, vous vous trouvez face à la vie. Vous vous sentez découragé, abandonné et sans espoir. Votre vie est obscurcie. A cet effet, tout le tableau de votre vie n’est que peine et misère. A travers vos pensées, vous attirez seulement le mal. Dans vos pensées, nombreux sont les tableaux de la pauvreté, du suicide, de la haine et du mal. Attention ! Ne tentez pas encore. Sachez bien qu’il n’existe pas une seule façon de voir la vie. Changez vos perceptions et vos conceptions. Par-ce-qu’à travers les ténèbres il y a la lumière. A travers la mort, il y a la vie. Changez le tableau de votre de votre vie. Peignez la lumière, la richesse, l’amour, la joie.

Il faut faire une révolution, comme a fait ce grand artiste. Ce tableau n’est pas une simple œuvre. Plutôt, une révolution a la manière de penser. Une nouvelle conception et perception pour une vie meilleure. Un choix pas comme les autres.

Dans tout ce qu’on fait, il y a toujours un dilemme. La vie n’est pas liée à un seul arc ou un seul espoir. On a toujours le choix. L’homme a en lui une force vitale et d’énergie pour surmonter les difficultés retrouvées sur son chemin. Prenez le temps de réfléchir à chaque fois que vous faites un choix. Un choix n’est pas toujours simple. Il suscite des conséquences, de la responsabilité et de la sollicitude.

Ayez toujours la bonne volonté, le bon sens à chaque situation de cette vie. Entre le bien et le mal, la mort et la vie, la lumière et les ténèbres et dans toutes les situations que vous aurez à faire un choix, que choisirez-vous ? Par-ce-que dans la vie, il y a toujours un choix qui s’impose.

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25. déc.
2013
Billets collectifs
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Comment Noël célébré dans la Caraïbe?

1200*801
(Par fr.123.rf.com)
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(Par fr.123.rf.com)


Notre région, la Caraïbe, a ses manières à elle de célébrer Noël. L’esprit de Noel dans cet univers anime les habitants, l’environnement bref tout. Nos innombrables îles sont en fête et continuent de faire la joie des natifs et des visiteurs. Par rapport à cela l’équipe des mondoblogueurs caraibeens a choisi de vous préparer ce petit cocktail. Un cocktail qui vous retrace comment Noël est perçu et est célébrée. Il vous met dans l’ambiance alors vivez-la avec nous…

Axelle Kaulanjan https://axelle971.mondoblog.org/
Début décembre, à mon arrivée en Haïti avec Bébé, sur la route de Bourdon, vers Pétion-Ville, seul signe que Noël approche, ces petits arbres secs, dépourvus de feuilles, peints en blanc, les pieds coulés dans un petit pot de « Ti Malice »* rempli de béton. L’année dernière déjà, j’avais remarqué cet arbre de Noël, symbolique, à mon sens, de la résilience typiquement haïtienne. Cette année donc, pas de sapin, mais cet « arbre-de-Noël-choléra », comme l’a surnommé un des amis de Monsieur, en voyant la photo de notre arbre décoré. Avec ce côté frêle, presque chétif, mais en même temps si bien décoré et apprêté avec tous les atours habituels d’un sapin européen, cet arbre à lui seul symbolise, à mes yeux, cette situation de bigidi**, toujours entre deux des pays caribéens. Seuls changent les fards.
—
*Ti Malice est une marque de beurre haïtien reconnaissable à ses gros pots jaunes.
** Le bigidi est un concept mis en valeur par la chorégraphe guadeloupéenne Léna Blou qui, ayant observé les positions récurrentes des danseurs de gwo-ka, a observé que « (…)c’est comme si le corps était vrillé, fixé sur son ancrage personnel, repère infaillible de son identité intrinsèque et que d’emblée avec une apparente facilité, il pouvait exceller dans l’art du déséquilibre, grâce à ce verrou de sécurité qui le maintenait debout même si il était disparate. » https://fr.lenablou.fr/fr/Lenablou/le-bigidi.html

Berliniquais https://berliniquais.mondoblog.org/
Décembre à Paris, c’est le moment où la Ville-Lumière mérite plus que jamais son resplendissant surnom. Les illuminations de Noël, ce n’est certes pas ça qui manque ici. Mais alors où est la musique ? Où sont les cantiques ? En Martinique, à peine les bougies de la Toussaint se sont-elles consumées dans les cimetières que toute l’île entonne des cantiques pratiquement sans interruption jusqu’à la veillée de Noël, huit semaines plus tard. Mais pas ici.
Perdu dans mes pensées, je monte dans une rame de métro bruyante et brinquebalante à la station Bonne Nouvelle. Bonne Nouvelle, dites-vous ? Tiens donc… Le vacarme des freins, des portes et des voyageurs surmenés s’évanouit. J’entends le cri-cri lointain des grillons. La température monte. Les néons blafards laissent la place à une belle nuit étoilée. Battement de tambours, de chachas et de ti-bwa. Une fervente cacophonie de voix avinées se fait entendre, dans un unisson approximatif :
« Oh ! la BONNE NOUVELLE (bis) /Qu’on vient nous annoncer ! /Une mère est vierge (bis) /Un sauveur nous est né.» Le 20 Minutes que j’avais en mains à l’instant se métamorphose sous mes yeux en recueil de cantiques, l’indispensable Annou chanté Noël, compilé par Loulou Boislaville et ses acolytes il y a un bon demi-siècle. Lignes 5 et 6. Des ritournelles plus ou moins paillardes, en créole, s’intercalent sournoisement entre les cantiques sacrés au français châtié des contemporains de Molière. Ligne 7.
Je descends à Pont-Marie, et la faille spatio-temporelle se referme avec les portes de la rame derrière moi. Quand on le souhaite vraiment, même le métro parisien peut chanter Noël à la manière des Martiniquais.

Billy https://billy.mondoblog.org/
Quand la Noël arrive en Haïti, on le sent. Notamment à Port-au-Prince. Oui ! A cette époque, on entreprend toutes sortes de décorations partout dans les villes et même dans des zones rurales. On sent venir l’odeur festive de fin d’année. Les médias et autres associations organisent des concours pour récompenser de nouveaux talents. De la musique, bref il y a de la festivité dans l’air. Les 24 et 25 décembre tout le monde est à la rue pour fêter notamment les jeunes et les ados. On va à l’église en famille pour célébrer la messe de minuit et on mange ensemble. C’est l’occasion aussi d’offrir de petits cadeaux aux enfants. Parfois on s’endette pour bien fêter et après le poids des dettes affole. En dépit de tout c’est la fête de la joie, de l’amour, du partage, d’un peu de liberté pour les jeunes et les enfants. Cela reste la fête de toutes les catégories et chacun la célèbre selon ses moyens. Un chaleureux joyeux Noël à tous !

La NaveDeambula https://lanavedeambula.mondoblog.org/
J’avoue que le thème m’a au début un peu déconcerté pour le mot « Caraïbes ». Je vis à Bogotá et je ne connais pas la côte. La capitale Colombienne a un climat « froid », cela influence beaucoup la culture et on pourrait dire que cela engendre comme plusieurs Colombies aux ambiances totalement différentes et où les influences socioculturelles diffèrent aussi.
Je pensais à ça au moment où je suis sortie dans la rue, aujourd’hui (7 décembre) et où c’était le jour de las « velitas » (des bougies), les rues s’éclairent avec des bougies qui se fraient un chemin entre les passants, elles se dessinent au milieu de la foule. Noël ici en Colombie(s) est une attraction. N’importe quelle décoration lumineuse attire les familles qui sont de sorties pour admirer des parcs qui débordent de décorations lumineuses jusqu’à nous en éblouir. Alors qu’en France, Noël est un moment casanier, toutes les familles s’enferment ensemble dans les maisons, ici noël c’est en famille sur le pas de la porte, chaque maison possède des enceintes pour animer les jambes et une marmite (dans laquelle je pourrais rentrer) pour nourrir tout le monde. Alors Noël est en famille mais avec la porte ouverte à l’inconnu, au voisin qui passe par là.

Mylène https://caraibe.mondoblog.org/
Quand mes amis de la France hexagonale ou d’ailleurs me questionnent sur Noël en Guadeloupe, je m’amuse toujours à en rajouter un peu, voire beaucoup plus pour leur faire plaisir, car après tout, durant les fêtes, c’est le moment ou jamais d’être charitable.
Je leur raconte que nous participons TOUS aux fameux « chanté nwèl » ; que le jour du réveillon, nous mangeons TOUS des mets traditionnels succulents – boudins, accras, riz, pois et viande de porc…; que nous buvons TOUS énormément de « ti punch » et encore plus de champagne ; que nous dansons TOUS sur du Kassav et des musiques « spécial fêtes » ; que nous sommes TOUS heureux, suivant l’esprit de Noël. Leurs yeux brillent, BRILLENT !
Et ensuite, je leur dis la vérité : le Noël Caraïbe, bah, c’est (un peu) comme partout ailleurs, le soleil en plus.

Nelson Deshommes https://nelsond.mondoblog.org/
Comme dans de nombreux pays, les haïtiens commencent à préparer Noël dès le début du mois de décembre. Les chants de Noël occupent la première place à longueur de journée à la radio. Les artisans de fanal s’activent pour illuminer les rues de la capitale avec leurs maisonnettes en papier qui font le bonheur de plus d’un.
Si la tradition de la fête de Noël demeure encore vivante dans l’église, sur un plan purement social on ne prête plus d’attention à cette grande fête familiale.
Autrefois il était question qu’on envoie des cartes de vœux à ses amis et à sa famille. Aujourd’hui cela ne se fait plus. Rarement on trouve des gens qui vous envoient juste un texto ou un message en utilisant les réseaux sociaux. On apprend plus aux enfants à écrire des lettres au Tonton Noël et de garder espoir de se réveiller avec plein de cadeaux.

Osman https://lautrehaiti.mondoblog.org/
Fin novembre-début décembre, le décor est planté pour recevoir le personnage, même s’il y vient rarement. Les airs de noël envahissent les ondes des radios. Les magasins sont décorés à l’effigie du « tonton » aux barbes blanches. Les sapins prennent possession des maisons et des rues.
24 décembre en soirée, ne demandez pas à personne de rester à la maison. Les rues bondent des jeunes. Le Père de Noël est quelque part, donc il faut le rencontrer.
Aux alentours de minuit, toujours dans la nuit du 24 au 25, après la messe, place au « réveillon ». Le riz au pois et le bouillon traditionnel font sortir de grosses gouttes de sueurs. Des haut-parleurs vomissent des décibels. Une gorgée de tafia par-ci, un morceau de « griyo » par-là. Et ensemble on chante : « Joyeux Noël et bonne année » !

Tilou https://autreregard.mondoblog.org/
En Ayiti, la Noël a changé depuis quelques temps. Les sapins se font plus rares, les rues se vident des marchandes de guirlandes. Nos quartiers ont perdu leurs couleurs et nos villes, leurs chaleurs.
Plus triste encore, c’est l’esprit de la fête qui s’effrite. Certains avouent ne plus célébrer la Noël parce qu’ils n’ont rien dans la poche, d’autres ne reconnaissent le père Noël qu’en celui qui peut les nourrir. Les souhaits ne s’entendent plus, les vœux ont disparus.
Beaucoup d’entre nous, nostalgiques, prions que les situations économiques et sociales du pays s’améliorent pour que revivent les couleurs de notre enfance. Mais peut-être que nous nous y prenons mal : Au lieu de chercher notre père Noël en autrui, pourquoi ne pas être le père Noël dont a besoin l’autre ? C’est mon vœu pour les fêtes qui s’amènent. Bon Noël à la Caraïbes et à la terre entière !

Zacharie Victor /
L’arrivée de Noël en Haïti apporte de nouvelles conceptions et change le quotidien des gens. Surtout en milieu urbain, c’est un moment favorable pour tirer profit économiquement. Les magasins, les boutiques, les entreprises et quelques maisons sont décorés. A la tombée de la nuit, la ville se transforme en une vraie ville de lumière et d’esthéticité. Il y a rabais sur presque tous les produits. Des concours sont organisés, les publicités sont fréquentes sur tous les medias également dans les rues. Les offres sont abondantes, si vous achetez tels produits, vous aurez tels primes. Par ailleurs, on assiste à la multiplication des marchandes dans les rues, sur les places publiques avec des produits très convoités. A cet effet, ça crée une véritable tension ou concurrence au sein des vendeurs ou des consommateurs. Dans différents quartiers, des fêtes sont organisées, soit en famille, entre amis ou pour toute la communauté.

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Auteur·e

L'auteur: Zacharie Saint Victor
Je suis Zacharie, de nationalité haïtienne. Je vise l'excellence et la performance. Je suis etudiant en Psychologie.

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