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08. mars
2015
Psychologie
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L’amour au-delà de nos différences

L-amour-au-delà-de-nos-différences

Je suis né en Amérique, toi en Océanie. Au-delà des continents, des océans, des frontières, des paysages je te retrouverai. Quelle que soit ta position, de l’est à l’ouest, du nord au sud, ma boussole me guidera vers toi.

Tu es héritière de la famille royale, moi au bas du peuple. Tu vis dans un beau palais, des hommes et des femmes à ton service. Tu as reçu une éducation bien spéciale. On t’a appris la manière de vivre, le respect des protocoles, les valeurs morales et intrinsèques… Moi, j’habite dans une vieille maison, je trime du matin au soir. Mes parents m’ont enseigné à être honnête dans la vie et l’amour du prochain.

Je suis noir et toi blanche. Des idées racistes, des préjugés, de la discrimination, de la stigmatisation circulent autour de nous. Certains ne voient que notre différence de peau. Ils sont aveugles pour ne pas voir ce qui fait notre force. Quelle que soit ta couleur, ta race ; je sais que nous appartenons tous à la race humaine. Nous formons qu’un.

On a pas les mêmes goûts et les mêmes perceptions de la vie. J’aime le bleu, toi le rouge. J’aime le jazz, toi le compas. J’apprécie le coucher du soleil, toi le lever du soleil. J’aime le foot, toi le rugby. Nous n’avons pas les mêmes cultures. On est différent.

Mais, je t’aime au-delà de nos différences. J’utilise les mots de Frankétienne pour te le dire :

Passionnément je
t’aime et je ret’aime
infiniment mille fois,
beaucoup plus que moi-
même à te le dire encore
en mon mal fou de toi
et mon mal d’outre terre
en ivresse de vertige.

Ô toi, haute femme
immense, tu manges la
différence entre toi-
même et moi pour que le
Tout soit Un, hors
des crocs de la Mort.

                                                                                                                               (Extrait : Brèche ardente 2005)

Notre amour n’a pas de frontières intérieures, de limites culturelles, de barrières économiques, de différences raciales… Tu es mon autre moitié. Mon âme sœur. Tu me complètes, pour que le tout soit un. Comme dit la Bible : Toi et moi formons qu’une seule chair. Ensemble nous partons à la découverte de nouveaux mondes. Nous marchons sur le chemin de la joie et du bonheur. Cet amour triomphera de la force de la mort. Et, rien ne peut nous séparer.

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04. mars
2015
societe
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La bravoure d’une femme haïtienne

credit:eliane.lemetayer.overblog.com
credit:eliane.lemetayer.overblog.com

Elle s’appelle Jeanne, originaire de Marigot. Sa mère était une rude combattante. Elle travaillait très dur pour prendre soin de ses enfants. Jeanne, dès le sein maternel, a connu le goût amer de la vie. Sa mère quand elle était enceinte, portait de gros paniers sur sa tête pendant des heures de marche pour aller au marché. Elle travaillait la terre beaucoup plus qu’un brave homme. Elle était femme au foyer, faisait tout : la lessive, la vaisselle, la cuisine… Son mari était toujours absent. Malgré tout, elle s’occupait de lui.

Jeanne est venue au monde, dans un beau paysage. Elle n’a pas eu la chance d’aller à l’école, mais s’applique bien à l’école de la vie. A l’âge de 6 ans, elle accompagnait sa mère et les autres commerçantes au marché. Elle a appris à cultiver la terre et faire les travaux domestiques afin de devenir une femme parfaite. A 16 ans, sa mère l’a confiée à une famille de la capitale, pour une meilleure instruction et pour pouvoir espérer un meilleur avenir. Avant son départ, elle lui a rappelé qu’elle devait travailler pour gagner sa vie. « Pòtoprens pa bay piyay pitit mwen. »

Arrivée à Port-au-Prince, elle découvrait une ville qui lui paraissait étrange. Elle se sentait mal à l’aise à cause de tous les bruits des voitures, des musiques partout dans la rue : une vraie cacophonie musicale. Elle n’avait pas l’habitude de voir autant de personnes et autant de maisons. La famille qui l’attendait était une famille de grands commerçants. Elle était au service de toute la maison, disait toujours oui. Elle travaillait plus dur que jamais.

A 20 ans, elle est tombée enceinte d’un apprenti maçon. Une situation qui va augmenter sa douleur. On l’a mise à la porte. Son seul recours : trouver refuge auprès du père de son enfant.

Jeanne part pour de nouvelles aventures

Elle deviendrait la concubine de ce dernier. En 10 ans, ils ont eu 6 enfants. Jeanne connaissait des momentsie. Certaines fois, elle reprochait à ses parents de n’avoir pas pris son éducation au sérieux. Grâce à l’éducation, elle aurait pu avoir une meilleure vie.

Grâce au commerce et avec  l’aide de son mari, elle traçait une nouvelle voie pour ses enfants. Elle consacrait toute sa vie pour leur venir en aide. Pas question que ses enfants n’aillent pas à l’école. Avant l’aube, elle prenait le chemin pour aller au marché. Sous la chaleur ardente du soleil, comme sous la pluie elle ne renonçait pas à ses travaux quotidiens. Vents, tempêtes et cyclones, elle n’abandonnera jamais. Des fois, elle passait des jours sans pouvoir vendre ses marchandises. Elle touchait à tout. Comme on dit chez nous : Il n’y a pas de sot métier.

Quand les vagues de la vie voulaient lui emporter, elle songeait à sa mère. Sa mère qui était un bras de fer, qui a beaucoup travaillé pour prendre soin d’elle. Elle tenait bon. Le sang de sa mère coulait dans ses veines. Quand elle voyait ses enfants, elle se sentait comblée de joie et de bonheur. Elle souriait. Elle vivait à travers ses enfants. Quand ses enfants couraient partout dans la maison, ça lui donnait de la vigueur. Quand ils souriaient, elle souriait aussi. Ses enfants représentaient sa fierté, sa dignité, son courage, son bonheur…

Jeanne espère des jours heureux

Jeanne est si fière de ses enfants. Un jour, elle récoltera le fruit de ses privations. Elle racontera ses jours malheureux et son courage d’avoir toujours gardé espoir. Elle sait un jour que sa vie de misère va disparaître à jamais et que ses enfants seront toujours là pour elle.

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03. mars
2015
Environnement
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Haïti : que s’est-il arrivé à nos corossoliers ?

 

 

Credit: Zacharie Victor
Credit: Zacharie Victor

A Pétion-ville dans le quartier où j’habite, il y a un phénomène qui se produit dans la nature. Pendant longtemps, par observation il y a certains arbres fruitiers qui deviennent de plus en plus en rare. Quand j’étais plus jeunes, ils étaient si abondants au point que je me  suis rassasie à force de les consommer. Aujourd’hui, mon inquiétude est grande.

credit: Zacharie Victor
credit: Zacharie Victor

 

Principalement, les corossoliers ne produisent presque plus. Ils disparaissent petit à petit. Leurs branches et leurs feuilles sont atteintes par une substance qui les rendaient tous noirs. Ces feuilles sont tachetées  et sont attaquées par une sorte de parasites. Leurs fruits sont recouverts par des parasites ou des insectes et des tâches noires. En ce sens, ces corossols sont inconsommables. Ceux qui sont bons pour consommer sont très peu.

 

Cette situation soulève beaucoup d’interrogations. Qu’est-il arrivé à la nature ? Comment expliquer ce phénomène ? Que pouvons-nous faire pour stopper ce phénomène qui tend à faire disparaitre nos arbres fruitiers ? Qu’arrivera-t-il à notre organisme, si on est privé des bienfaits des corossoliers ?

 

Importance des corossoliers

Cette plante est très utilisée en Haïti, depuis la racine jusqu’à sa dernière feuille. Elle est d’une grande utilité pour la médecine naturelle ou traditionnelle. Tous les parties de cette plante (feuilles, racines, fruits, écorces…) sont dotées d’un pouvoir guérisseur. Les corossols sont consommés de diverses façons : tout simplement sans se mélanger avec du sucre ou autres substances, soit en jus… Chez nous on fait du boulboul avec. Une spécialité qui se fait en le mélangeant avec du sucre, s’il le faut on y ajoute du lait.

Le plus important, d’après les recherches de l’Université américaine de « Purdue » (https://www.lib.purdue.edu/), leurs feuilles ont les propriétés de détruire des cellules cancéreuses. Elles sont réputées pour guérir le cancer des ovaires, du sein, de la prostate, des poumons, du foie et des intestins. Les feuilles sont 10.000 plus efficaces  que la chimiothérapie et sans effets secondaires.

A priori, son pouvoir guérisseur est très fréquent dans la médecine de nos jours. On l’utilise en cas de l’indigestion, de l’insomnie, de la diarrhée, de dépression, de troubles nerveux… Protéger le système immunitaire et éviter les infections mortelles. Augmenter votre énergie et améliorer votre espérance de vie.  En plus, le corossol est riche en glucides, notamment en fructose. Il contient des vitamines très importantes pour la santé : vitamine C, vitamine B1 et vitamine B2.

 

Proposition d’une solution

Les corossoliers vus à leur importance dans la nature, pour la santé et le bien être de l’humanité ne méritent pas un tel sort. Il faut remédier à cette situation. Mais qu’est-il arrive à l’environnement ? Il faut chercher à comprendre ce phénomène. L’appel est lancé à chaque citoyen de protéger leur environnement. Il faut une politique de reboisement pour un développement durable dans ce pays. Il y a trop d’arbres qui disparaissent là sous nos yeux.

Dans 5 ou dans 10 ans, si rien n’est fait, la génération future ne connaitra pas certains arbres fruitiers. Et, elle ne profitera pas de leurs bienfaits. Par conséquent, nous serons plus vulnérables aux épidémies, aux maladies et aux infections mortelles. Si tous les arbres sont détruits, comment serait la nature ? De quoi on va se nourrir ? Déjà, la situation se complique. Là où il y avait un champ, maintenant les édifices sont construits. Là où il y avait l’ombre d’un oranger, devient une station d’essence. Nous devons protéger la nature pour garantir notre existence. Moi, je m’engage à protéger mon environnement.

 

 

 

 

 

 

 

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21. févr.
2015
societe
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Haïti-Carnaval 2015 : mots de sympathies et de réconforts

credit : fr.dreamstime.com
credit : fr.dreamstime.com

Après trois ans, le carnaval est de retour au Champs-de-Mars. Un retour qui apporte tant de douleurs et de tristesses. Notre carnaval se transforme en drame. Suite à cet incident qui a causé la mort d’une vingtaine de personnes et plus d’une soixantaine de blessés, dans le deuxième parcours de carnaval. Le troisième jour, en signe de solidarité le gouvernement, certains artistes et les citoyens vêtus en blanc défilent au nom de ces victimes. En mémoire de ces victimes trois jours de deuil s’abattent sur mon pays. Hier, c’était la veille nationale. Et ce samedi 21 février, ce sont les funérailles nationales.

Je n’ai jamais assisté à un tel événement. Un troisième jour de carnaval transformé en défilé en blanc en mémoire des victimes. Mon pays est de plus en plus sombre. Le carnaval autrefois qui apportait l’ambiance, la gaieté, la joie devient peine et douleur. Un événement qui perturbe le quotidien de ce pays. Une blessure qui laissera sans doute de grandes cicatrices. Par ailleurs, des cicatrices de toutes sortes : culturelles, sociologiques, psychologiques, affectives…

Mes mots de sympathies et de réconforts

En cette pénible circonstance, j’adresse tous mes mots de sympathies aux familles, enfants, amis éprouvés par ces deuils. En outre, à tout le peuple haïtien. A l’instant, il y a des enfants, des parents, des frères et sœurs, des amis… qui sont dépouillés de leur affection. Certainement, il laissera un vide chez nous tous. Ils étaient unique au monde. C’est nous tous qui sont privés de leur savoir faire. Nous devons penser à eux. Ils sont partis en apportant leur contribution à cette grande fête culturelle. Aujourd’hui et demain, ils resteront toujours dans nos pensées.

En effet, mes mots de réconforts et de consolation vont à l’endroit de cette nation entière. Courage à tous les parents, les familles, les amis de ces victimes. Nous savons tous que la mort fait partie de la vie. Un jour que l’on veuille ou non, nous laisserons cette terre. Nous sommes poussière et nous retournons en poussière. Nous ne devons pas pleurer comme des personnes sans espoir. Nous devons nous montrer plus forts que jamais. Comme nous enseigne certaines croyances, la mort est un passage de l’au-delà. Ils nous ont devancé vers ce nouveau monde. Qu’ils aillent en paix. Et que la terre leur soit légère.

La vie continue

Après tout la vie continue pour espérer un meilleur demain. Nous devons apprendre de nos erreurs. Si nous accordons plus d’importance à la vie humaine, nous pouvons éviter certains drames. Qu’ils servent de leçons à tous les dirigeants de ce pays et à tout un chacun pour une meilleure organisation du carnaval en Haïti. Non seulement le carnaval et toutes les activités qu’ils auront à entreprendre. Plus de structure, plus d’organisation, plus de respect et plus d’humanité pour sauver cette génération. Aujourd’hui ce sont eux et demain ce sera nous. Rien ne vaut la vie. C’est le don le plus cher, nous devons la protéger. Célébrons la vie. Vive la vie !

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19. févr.
2015
Philosophie et litterature
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Donner et recevoir

                             

credit:blog.aufeminin.com
credit:blog.aufeminin.com

                             

L’univers est guidé par un ensemble de lois et de principes. Donner et recevoir est une loi immuable, louable et universelle. Ce qu’on donne prend vie et transforme celui qui l’a reçu. Cette loi s’applique à tous les aspects de la vie. Ainsi donc, la vie devient un cycle.

Donner, c’est semer et recevoir c’est récolter. En ce sens, ce qu’on donne, reprend vie sur une autre forme. Un grain semé dans la bonne terre subisse de nouvelles transformations avant qu’il se reproduise. Il pourrit, il commence à percer la terre, il croît progressivement, il se reproduit et donne à leur tour plusieurs grains. Tout bon cultivateur profite toujours du moment opportun et il sait quand il doit semer telle graine ou telle graine. Il sait aussi que chaque graine est fidèle à son espèce. Cela étant dit, un grain de maïs ne donne pas un grain de pois. La nature applique la notion du temps aussi bien que nous. La nature n’est pas désordonnée. Comme dit la Bible : «  ce qu’un homme aura semé et il le moissonnera. »

Rien n’est figé. Tout fait partie d’un système. Pour comprendre certaines choses il ne suffit pas de considérer un seul élément. Il faut le considérer comme un tout englobant. Un iceberg est beaucoup plus que la pointe qui apparaisse. Une seule action est la résultante de plusieurs. Toutes nos actions comptent.

Certains sages de ce monde éprouvent plus de plaisir à donner qu’à recevoir. Ils investissent leur temps dans les peines de l’humanité. Ils savent quand ils doivent aider les autres. Mère Teresa est une représentation, un symbole de la charité. Partout, elle faisait charité aux pauvres, aux démunis et les défavorisés. Tout au cours de sa vie et même après sa mort, elle est l’image de la paix, de l’amour, la joie et la sérénité. Nombreux sont ceux qui interviennent dans les besoins de l’humanité. Par ailleurs, ce sont les héros et les héroïnes dans l’ombre.

En faisant référence au cycle de l’eau, la pluie ne tombe pas sans avoir fait effet sur la nature. Ainsi donc, tout ce qu’on donne, fait un grand effet sur celui ou celle qui le reçois. Savoir donner guérit les malades, sauve une nation, une vie, redonne l’espoir… Aider les autres rend le cœur  joyeux, procure le bonheur, la santé et le sentiment de bien-être.

La règle d’or        

La règle d’or nous dit : «  tout ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites le pour eux. » Cette règle nous met en garde sur notre perception et notre comportement envers les autres. Si vous voulez qu’on vous aime, aimez avant tout les autres. Si vous voulez qu’on vous fasse du bien, d’abord faites  du bien aux gens. En effet, chacun est responsable de ce qui lui arrive dans la vie. C’est comme une force magnétique qui attire certains objets vers elle.

Le plus important, c’est que la charité bien ordonnée commence par soi-même. Aimez-vous autant que vous pouvez. Donnez-vous du temps. Soyez généreux envers vous-mêmes. Et, pardonnez-vous. On ne donne pas ce qu’on n’a pas. Et, on ne reçoit pas ce qu’on n’a pas donné.

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09. févr.
2015
societe
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Haïti: le peuple, mauvais perdant

Haiti-le-peuple-mauvais-perdant

Mon pays est une mine d’or dont tout le monde veut s’emparer. Les puissances impérialistes ne font pas de pitié. Le gouvernement de mon pays ne cultive pas assez le goût du patriotisme. Il le vend pour des intérêts mesquins. Le peuple lui-même est au bas de l’échelle.

Ce que vous voyez dans cette caricature reflète la situation de mon pays. Suivant cet ordre hiérarchique, il y a le président qui détient toutes les richesses. Ce tuyau représente les dons offerts par les puissances étrangères, les taxes du peuple et tous les compromis qu ‘il exécute pour avoir de l’argent. Rien ne passe sans aperçu. Dans le deuxième niveau, les sénateurs remplissent tous leurs poches. Puis, c’est le tour des députés. Ensuite, les municipaux et enfin le peuple qui aura une juste petite goutte. La soif de ce peuple n’est jamais étanchée. A chaque niveau, il y a une diminution de l’eau. Cette eau représente toutes les richesses de ce pays.

Dans notre société il y a une mauvaise répartition des richesses. En outre, une mauvaise distribution. Tout le monde veut être président, sénateur ou député. C’est une politique : « ôtes-toi pour que je m’y mette ». C’est la guerre pour le pouvoir. Un système capitaliste qui rend les citoyens égoïstes, sans pitié, cupide et sans conscience citoyenne.

Le peuple ne connaît pas son véritable pouvoir

Haiti-le-peuple-mauvais-perdant

Le peuple est naïf. Il est facile à manipuler. Il crie abba ! En même temps vive ! Il ne réfléchisse pas. A chaque période électorale, il se fait avoir par les candidats vêtus en peau de mouton. C’est en leur nom qu’ils sont élus au pouvoir. C’est leur bouc émissaire. Malheureusement, quand ils sont au pouvoir ils ne tiennent jamais leur promesse. George Orwell disait : « Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs, et des traîtres n’est pas victime ! Il est complice. » Que devient un peuple qui a assassiné son propre libérateur ? Pourquoi a-t-il assassiné Dessalines ?

Le peuple, mauvais perdant

Il n’a rien et il n’aura rien. Depuis plus de 2 siècles, leur situation de pauvreté est stagnante. C’est la couche la plus défavorisée de la société. Il doit payer tous les pots cassés. Il n’a pas accès à l’éducation, aux soins médicaux… Il chôme quotidiennement. Il habite les quartiers défavorisés, puants oú les ordures sont entassées. Dans les bidonvilles, les gens sont exposés à tout danger. Ils sont très vulnérables. Ils crèvent de faim. Les jeunes sont aux abois. Tous espèrent d’une vie meilleure à l’extérieur. C’est l’une des raisons qui explique le nombre croissant des immigrés dans les pays étrangers. Nombreux sont ceux qui sont morts noyés, ou sont les proies des requins en voulant laisser le pays par moyen des petites embarcations.

Mon peuple est à la recherche d’une nouvelle élite politique, capable de prendre leur sort en main. Qui se propose ? Il crie au secours. Jusqu’à quand trouvera-t-il des leaders conséquents et responsables ?

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26. janv.
2015
Philosophie et litterature
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Haïti- Littérature : le Spiralisme

credit photo:paroleenarchipel.com
credit photo:paroleenarchipel.com

La littérature Haïtienne a connu bien des périodes au cours de son existence. Depuis l’école des pionniers (1804-1836) et jusqu’à nos jours, chaque époque est marquée par les tourments politiques,  historiques, culturels et artistiques. Elle est l’instrument pour défendre le sol haïtien, le nationalisme, la culture et l’humanisme.

Après de longues périodes, » le mouvement spiraliste » a pris naissance en 1965 pour apporter un renouveau dans la littérature haïtienne. Les co-fondateurs de ce mouvement sont : Franketienne, René Philoctète et Jean-Claude Fignolé. Il s’inscrit dans une époque de l’histoire ou la dictature de Duvalier  crée  des tourments dans ce pays. Par conséquent, beaucoup de poètes ou d’écrivains sont obligés de prendre l’exil, sans compter ceux qui sont arrêtes. Par exemple, Jean-Claude  Fignolé qui est arreté en 1964 pour avoir participé aux contestations de ce régime.

 

Définir le spiralisme ?

Selon les propos recueillis par  Yves Chemla et Daniel Pujol, dans un entretien avec Franketienne, cette question lui a été posé: Vous prononcez le terme spirale. Qu’entendez-vous par là, vous et vos amis René Philoctète et Jean-Claude Fignole ? Il a répondu :  » Il y a une nette différence entre roman et spirale, même s’il y a eu flottement dans la désignation des textes.  Je crois que j’aurais pu appeler toutes mes œuvres après Mur à crever, spirales. La spirale est un genre total ou je me permets de passer la poésie à une atmosphère romanesque ou à une scène de théâtre. Mais on peut écrire  un poème spirale, un roman spirale… La spirale est une œuvre ouverte au sens ou l’a décrite Umberto Eco. De même qu’on peut avoir une œuvre picturale qui est spirale. La physique moderne a montré qu’il n’y ni temps ni espace enfermés quelque part, mais qu’il un continuum appelé espace-temps. C’est dans cet aspect que se déploie la modernité dynamique ».

 

En outre, dans une interview accordé à la revue Dérives, Franketienne disait :  » Le spiralisme est une méthode d’approche pour essayer de saisir la réalité qui est toujours en mouvement. Le problème fondamental de l’artiste est celui -ci : essayer de capter une réalité, transmettre cette réalité tout en gardant les lignes de forces, de manière que ce réel transmis sur le plan littéraire ne soit pas une chose figée, une chose morte. C’est là le miracle de l’art : essayer de capter le réel sans le tuer.  Capter : c’est saisir, c’est immobiliser. Il s’agit d’appréhender sans étouffer. Au fond, l’écrivain est un chasseur à l’affut d’une proie. Mais, il faut saisir cette proie sans la tuer. A ce niveau, le spiralisme est appelé a rendre certains services. Essayer d’être en mouvement en même temps que le réel, s’embarquer dans le réel, ne pas rester au-dehors du réel, mais s’embarquer dans le même train. Et, cela, à la longue, reproduit le mouvement de la spirale. La spirale est comme une respiration. Spirale : vie par opposition au cercle qui, selon moi, traduit la mort.

 

En effet, le spiralisme traduit une révolution dans la forme d’écriture traditionnelle. Elle n’accepte pas de plagiat, c’est un renouveau dans la littérature moderne.

 

Brève présentation de ces fondateurs et quelques de ses œuvres

Franketienne, de son vrai nom: Jean-Pierre Basilic Dantor  Franck Etienne d’Argent, il est né le 12 avril 1936 dans le département de l’Artibonite.  Il est poète, romancier, dramaturge, artiste peintre, musicien. Il est très prolifique. Il a déjà publie plus d’une trentaine d’ouvrages comme : Ultravocal, L’oiseau schizophone, Fleurs d’insomnie pour citer que ceux-là. En 1975, il a publié le premier roman écrit en créole Dezafi.

René Philoctète est né le 16 novembre 1932 à Jérémie. Il est membre fondateur du mouvement «  Haïti littéraire » du début des années 1960. A Buenos-Aires, il a reçu le prix le prix du parlement Argentin. Il est un poète humaniste, romancier, dramaturge  et compose des pièces de théâtre. Ces principaux œuvres sont : Ces iles qui marchent, Le peuple des terres mêlées, Une saison de cigale.  Il est décède à Port-au-Prince, le 17 juillet 1995.

Jean-Claude Fignolé est né a Jérémie. Il a fait  des études de droit et d’agronomie. De 1968 à 1978, il a publié cinq essais critiques, un récit et trois romans. Parmi ses œuvres, il y a Hofuku, Les possédés de la pleine lune, Fantasme (pécheurs d’étoiles) .

Le mouvement spiraliste mérite d’être connu par tous. Ce billet ne saurait cerner tous les aspects du spiraliste voire de cerner tous les fondateurs de ce mouvement. Je vous invite à approfondir vos connaissances sur ce mouvement et de lire les œuvres publiés par ces auteurs.

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22. janv.
2015
societe
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Haïti : quand les grottes vous fascinent

 

Crédit : Jean- François F
Les yeux bleux de Marie-Jeanne.Crédit : Jean- François Fabriol

Haïti est connue pour sa culture, son histoireet ses attraits touristiques. Un pays qui vous fascine par sa beauté tropicale, ses plages, sa gastronomie, ses forts et ses merveilles souterraines.

Du 5 au 21 janvier, à Paris au siège de l’UNESCO, le monde est émerveillé par les expositions d’une quarantaine de photographies des grottes d’Haïti. Ce grand événement célébré sous le thème : « Grottes d’Haïti, entre imaginaire et réalités.» Ce sont des travaux réalisés pendant cinq ans par des spéléologues : Carole Devillers, Jean-François Fabriol et Olivier Testa. En outre, cette exposition est réalisée par l’Association Hommes des Cavernes avec le soutien de la Commission Nationale haïtienne en coopération avec l’UNESCO, le Bureau d’ Ethnologie d’ Haïti, l’Ambassade d’ Haïti en France, le Ministère français de la Culture et de la Communication, Suez Environnement, Central Dupont et la Fédération française de spéléologie.

Haïti et ses grottes

Haïti compte plus de 75 grottes. Ces trésors souterrains jouent un rôle primordial dans l’imaginaire de ce peuple. Si on remonte aux époques des Tainos, ces grottes leur servaient de refuge. Elles sont d’une si grande importance dans notre vie religieuse ou dans les cultes vodouesques. Elles sont aussi des abris pour des espèces animales peu connues comme des : chauve-souris, des araignées, des petits scorpions, des serpents, des mygales et des amblypyges.

Parmi ces joyaux souterrains, je vais vous présenter certaines d’entr’elles :

-La Grotte Marie-jeanne, située à Port-à-Piment au sud d ‘Haïti. Elle est la plus longue excavation naturelle de la Caraïbe. Elle a un labyrinthe de 4 kilomètres de galeries étagées sur cinq niveaux et 56 chambres ont été enregistrées. Et, d’après certains chercheurs, la formation de cette structure souterraine remonte à près de 60 millions d’années.

−La Grotte Bellony, se trouve à Pestel et a été découvert en 2009.

-La Grotte Kounoubwa se trouve à Camp Perrin, lieu de pèlerinage.

Nous devons protéger ces patrimoines. Préservant leur nature et tout en respectant les normes spéléologiques. En effet, Haïti s’ouvre au monde du tourisme. Sur ce sol hospitalier, nous vous attendons tous pour venir explorer ces merveilles de la nature.

En effet, je soutiens et salue d’un profond respect tous les spécialistes qui ont travaillé très durs et toutes les organisations qui ont mis Haïti sur les projecteurs du monde entier. Une touche qui fait toute la différence sur les mauvaises images et sous certains clichés véhiculés sur ce pays.

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20. janv.
2015
societe
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Maman dit que je finirais pas  l’aimer

 

maman-dit-que-je-finirais-pas-l-aimer

A  l’âge de 22 ans, sous l’impulsion de ma mère j’ai rompu une relation amoureuse pour épouser un homme de 42 ans. A cet âge, je n’avais pas le courage de refuser sa proposition. Je me souviens encore de ses propos : « Ma fille, la vie est dure. Avec la mort de ton père, j’ai plus que besoin d’aide. Il est vrai que t’a déjà un amoureux, mais il n’est pas en mesure de prendre soin de toi. Avoir une relation avec lui, nécessite trop de patience. Il faut battre le fer quand il est chaud. Mon enfant, je vais te présenter un monsieur, qui veut t’épouser.  C’est un homme très riche. Il a toutes les opportunités nécessaires pour prendre soin de nous. Et, j’ai déjà dit oui. Tu n’as pas le choix que tu le veuilles ou non, tu dois l’épouser.

J’ai vu cet homme. Il était plus âgé que moi, au point même d’être mon père. Même quand, il m’offrait tous les biens du monde, je n’éprouvais aucun amour, voire aucune sensation pour lui. Je disais à maman que je ne l’aimais pas. Je suis jeune, élégante et plein d’avenir, je ne pouvais pas m’engager avec lui. Malgré tout, elle m’a convaincu. Avant mon mariage, je n’aimais pas ton père. Au fil du temps, je finirais pas l’aimer, disait-elle. Ainsi donc, ma fille, tu vas finir pas l’aimer. Je t’assure mon enfant. Oppressée, torturée, contre mon gré,  je l’épousais  pour faire plaisir à maman.

Ma vie de couple, un véritable enfer

Si vous me rendez visite, vous remarqueriez que je vivais dans une maison de luxe. De beaux meubles, de beaux jardins, une architecture à nulle autre pareille, enfin j’ai toutes les accessoires possibles. J’avais tout ce qu’une femme espérait. Mais, tout est dans l’apparence. Chaque pièce de cette maison me rappelle de souvenirs douloureux. Mon mari me battait, torturait et ligotait. Il me dominait totalement. A maintes fois, j’essayais de me sauver, il me surprenait toujours. Toute relation avec ma famille était rompue. Il m’a juré, qu’il me tuait si elle me soupçonnait avec un autre homme ou si une autre personne est au courant de ce qui se passait à la maison. Je  plaignais jour et nuit. Je me nourrissais que de larmes et de mes chagrins.

L’apparence, masque sur lequel cache notre vrai visage

Quand nous sortions ensemble, je faisais tout pour montrer une bonne apparence de notre couple. En outre, on ne nettoyait que le bord de la coupe, mais au fond… J’étais le clown. Je plaisais à tout le monde, sans pouvoir plaire à moi-même. A l’extérieur, il se revêtait d’une peau de mouton. A la maison, c’était un loup très affamé. Dans mon cas, je voyais la richesse comme une voile qui nous empêchait de goûter au bonheur de la vie. C’est vrai, l’argent ne peut pas tout acheter. Je voudrais goûter au délice de l’amour. Je voudrais lui dire de tout mon cœur que je l’aime. Je voudrais de l’affection, de la tendresse, le sourire, le partage ou le bonheur. Mais, à leur place, j’ai un homme riche, une belle maison  sans jamais connaître l’amour. J’échangerais tout contre l’amour seul.

Maman avait tort. L’amour doit être à la base de toute relation amoureuse. Vouloir m’éviter une vie de misère, elle le fait que l’empirer. La vie ne constitue pas seulement de bien matériels. Elle nécessite encore plus des valeurs intrinsèques. Si je pouvais recommencer ma vie, j’éviterais de m’engager dans une relation pour faire plaisir à quelqu’un. En outre, pour éviter de tomber dans le piège de l’apparence.

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acceptez la différence

Auteur·e

L'auteur: Zacharie Saint Victor
Je suis Zacharie, de nationalité haïtienne. Je vise l'excellence et la performance. Je suis etudiant en Psychologie.

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